Le Figaro

3 QUESTIONS A Michel CHASSAGNE PRESIDENT-FONDATEUR DE WATERFRONT PROPERTY

Depuis 1988, cette agence commercialise uniquement des biens pieds dans l’eau sur la Côte d’Azur.

 

Votre agence occupe un créneau très particulier ?
Oui comme son nom l’indique, Waterfront Property, qui existe depuis presque 30 ans, s’est spécialisée dans la vente, entre Menton et Saint-Tropez, de biens les pieds dans l’eau, Il faut donc un accès direct à la mer et aucune route devant.
A l’époque, nous en avions répertoriés 1957, nous en avons depuis visités environ 1000. ll s’agit donc d’un marché que nous connaissons parfaitement, ll est difficile de trouver des biens à moins d’1,5 million d’euros car ils sont rares sur la Côte d’Azur. En général, ce sont des biens de famille dont on ne veut pas se séparer, même si les circonstances (héritage indivision) obligent parfois à vendre.

 

 

Comment se porte le marché ?
Depuis 2008, nous subissons les contrecoups d’une crise économique sans précédent. Le marché a subi une baisse de 20 à 25 %, mais cela a permis d’assainir le marché car nous étions arrivés à des prix qui n’avaient plus aucune justification.
Nous avons quelques biens en dessous de 2 millions comme cette maison proche de l’aéroport de Nice (140 m² habitables, 200 m: de terrain, directement sur la plage à 1 890 000 euros), mais l’essentiel de l’offre se situe dans une fourchette entre 3 et 15 millions d’euros pour parfois atteindre des montants très élevés. Une demeure Belle Epoque sur la côte varoise, avec son parc de 4 000 m² a trouvé acquéreur pour environ 12 millions d’euros. Notre clientèle est essentiellement Française, puis européenne (Belge, Hollandaise, Suédoise).
Et les Allemands sont de retour tandis que les Russes ont totalement disparu.

Quels conseils pourriez-vous donner ?
Un acquéreur n’a souvent pas assez d’éléments de comparaison. De plus, on ne peut plus construire sur le littoral hors des zones urbaines.
ll doit donc faire appel à des professionnels, qui, comme nous, travaillent avec rigueur, dans le souci du respect des lois et de la confidentialité. Tout en étant conscient que son rêve a un prix : les tarifs doublent par rapport à un bien vue mer.
Pour un vendeur il faut faire expertiser son produit ; il suffit ensuite de « coller » au prix du marché pour qu’il le vende.
Car le « pîeds dans l’eau » tient le cap !


 

Résidences immobilier

Michel Chassagne et Sonia Kovac de Waterfront Property se sont spécialisés depuis trois décennies dans le « Pied dans l’eau » sur le grand secteur allant de Menton au Lavandou.

Sur les 1957 propriétés concernées, ils en ont visité les trois quarts. Théoule reste un secteur recherché, composé de plusieurs domaines privés et calmes en bordure des littoraux rocheux.
Au nombre des plus recherchés Port la Galère, marqué par l’empreinte architecturale de Jacques Couëlle.
Le prix de l’exception entre Théoule et Agay, pour des biens en prise directe avec la Grande Bleue, oscille entre 8 et 25 M€. A commencer par cette contemporaine de 360 m2 aux luxueuses prestations dans un jardin de 5300 m2 pourvu d’une piscine, d’un pool-house, d’un garage à bateau et d’une plage peu accessible sauf en bateau à moins de 15 M€.
Après dix ans de tensions, le segment reprend des couleurs. Les visites sont nombreuses, mais les négociations âpres.
Connaissance et confidentialité restent les maîtres mots.


 

Résidences immobilier

LE VAR VERSION PIED DANS L’EAU

Michel Chassagne et Sonia Kovac de Waterfront Property se sont spécialisés depuis trois décennies dans le « Pied dans l’eau » sur le grand secteur allant de Menton au Lavandou.

Sur les 1957 propriétés concernées, ils en ont visité les trois quarts. Théoule reste un secteur recherché, composé de plusieurs domaines privés et calmes en bordure des littoraux rocheux.
Au nombre des plus recherchés Port la Galère, marqué par l’empreinte architecturale de Jacques Couëlle.
Le prix de l’exception entre Théoule et Agay, pour des biens en prise directe avec la Grande Bleue, oscille entre 8 et 25 M€. A commencer par cette contemporaine de 360 m2 aux luxueuses prestations dans un jardin de 5300 m2 pourvu d’une piscine, d’un pool-house, d’un garage à bateau et d’une plage peu accessible sauf en bateau à moins de 15 M€.
Après dix ans de tensions, le segment reprend des couleurs. Les visites sont nombreuses, mais les négociations âpres.
Connaissance et confidentialité restent les maîtres mots.


 

Résidences immobilier

GRIMAUD ET SAINTE MAXIME
LA DIVERSITÉ VAROISE

L’engouement pour le segment « Pied dans l’eau » ne cesse de croître à Sainte Maxime  comme à Grimaud. Beaucoup souhaitent, en effet, s’éloigner des embouteillages de Saint Tropez, d’autant plus que les navettes maritimes régulières permettent de rallier la festive destination, complètent Michel Chassagne et Sonia Kovac de Waterfront Property, le spécialiste du genre dans les Alpes-Maritimes et le Var. La crise provoque la baisse des prix, mais ne parvient pas à endiguer le succès  de la propriété jouissant d’un accès direct à la Grande Bleue, du goût des Belges, des Luxemburgeois, des Suisses et des Hollandais. L’un des grands atouts réside dans la différence de prix qui l’oppose à sa voisine la mythique Saint Tropez.


 

Résidences immobilier

LES PIEDS DANS L’EAU – UN MICRO MARCHE –


Bien rare et très recherché, la villa les « pieds dans l’eau » est à différencier de celle construite en première ligne. Elle seule permet d’accéder directement à la mer, par un sentier ou des escaliers. Autre caractéristique qui lui est propre la jouissance d’un ponton par arrêté d’occupation temporaire du Domaine Public Maritime, mais pas systématiquement transmissible lors de la vente du bien. Ces deux atouts qui n’appartiennent qu’à elle, ajouté à la rareté des produits à la vente, justifient les prix des transactions. Le département compte quatre caps : le Cap Martin, le Cap Ferrat, le Cap d’Ail et le Cap d’Antibes qui attirent une clientèle internationale fortunée, férue de « pieds dans l’eau ». Le plus huppé de tous et également le plus recherché reste le Cap Ferrat. Waterfront Property agence spécialisée dans les propriétés « Pieds dans l’eau » en commercialise environ 50.


 

Résidences immobilier

SAINT-TROPEZ ET SON GOLFE


Michel Chassagne et Sonia Kovac de Waterfront Property sont spécialisés dans ce type de biens. Le « Pied dans l’eau » Tropézien arbore des tarifs toujours fort élevés. Il démarre à 15 M€, quand la grande majorité oscille entre 20 et 30 M€, des prix parfois triplés comparés au reste du golfe. Le segment réunit des adeptes. Les vendeurs, conscients de la rareté de leur bien et rarement pressés quant à la nécessité de retrouver des liquidités, tiennent leurs prix. Européens du Nord, Scandinaves et Russes plébiscitent le genre. En stock dans le Golfe figure une demeure Art déco de 800 m2 sur un parc de 5000 m2, à plus de 15 M€. La même sur Saint Tropez vaudrait 40 M€.


 

Résidences immobilier

LE PRESTIGE DES PIEDS DANS L’EAU

 

Le genre règne en maître absolu sur la typologie immobilière de la Côte d’Azur. « Location, location, location », clament les Anglo-Saxons. Quel emplacement plus merveilleux que le littoral méditerranéen, qu’un cap baigné de soleil, une crique sauvage ou une plage de sable fin ?

Spécialisé dans la propriété pied dans l’eau depuis 1988, Michel Chassagne de Waterfront Property en compte 1957 entre Menton et Saint-Tropez, du simple cabanon de pêcheur au luxueux domaine. Outre l’accès direct à l’eau, le paramètre géographique impacte le prix. Le cap l’emporte sur la côte, les Alpes-Maritimes sur le Var, l’est du 83 sur l’ouest, le domaine fermé et gardé sur le secteur diffus, le sable sur les galets et le cadre animé sur le grand large. Les principales nuisances que les détracteurs opposent à la configuration restent l’exposition au regard et le passage le long du chemin douanier.
« Les caps Martin et Ferrat, qui jouissent de la proximité de Monaco, mais aussi les caps de Nice et d’Antibes, jadis plébiscités par les Italiens, séduisent les Européens de l’Est. Les ressortissants des pays limitrophes de la France s’intéressent à la portion comprise entre Cannes et Sainte-Maxime, quand Saint-Tropez conserve une fréquentation internationale », constate Michel Chassagne. Le genre contemporain remporte, désormais, tous les suffrages. A l’instar du bien rénové. Après une longue période d’augmentation constante de prix de 1998 à 2008, la première crise internationale dite des subprimes marque le coup d’arrêt de la tendance. Depuis 2008, les tarifs se réajustent à la baisse. Sur l’exercice 2012, les transactions orchestrées par Waterfront Property oscillent entre 980.000 € – la somme requise contre une maison de 90 m2 sur un terrain de 1000 m2 des Roches Rouges de l’Estérel – et 5 M € – le montant exigé en échange d’une demeure de 600 m2 à rafraîchir dans un parc de 7000 m2 situé entre Saint-Raphaël et Saint-Tropez. L’essentiel du stock disponible, largement plus fourni par le Var que par les Alpes-Maritimes, s’échelonne de 3 à 5 M €. A titre d’exemple, on demande 950.000 € contre un T3 en duplex de 74 m2 et son jardin privatif de 140 m2 sis dans une petite résidence pied dans l’eau des Roches Rouges, la copropriété se révélant encore plus rare que la villa. Une bâtisse de 450 m2 à remettre au goût du jour, sur un terrain de 1300 m2 ouvert sur une crique, est proposée à 2-2,5 M € dans un domaine sécurisé et calme de Saint-Raphaël. Enfin, une villa contemporaine aux prestations haut de gamme de 190 m2 sur une parcelle de 2000 m2 avoisine 4,5 M € entre Saint-Raphaël et Sainte-Maxime. La côte varoise arbore, enfin, quelques hôtels particuliers. Compter de 13 à 16 M € pour 600 m2 habitables et 6000 m2 de terrain sur le rivage méditerranéen. Par période, le marché accuse des ralentissements. Acquéreurs et vendeurs sont indécis. Plus que jamais, l’immobilier obéit à la règle « location, location, location ». Et de ce point de vue, le pied dans l’eau demeure un privilège que, seuls, pourront s’offrir sur la Côte d’Azur 1957 happy fews.


 

Résidences immobilier

Michel CHASSAGNE, agent immobilier cannois connaît bien l’histoire des propriétés qu’il a recensées et dont il a fait sa spécialité.  » Son bilan est clair… » : de Saint Tropez à Menton la Côte d’Azur compte aujourd’hui 1957 propriétés « pieds dans l’eau » depuis le cabanon de pêcheur retapé jusqu’au palais offrant près de 2000 m2 habitables.

 


 

Résidences immobilier

Je suis toujours émerveillé quand je parcours les rivages côtiers, et plus précisément ceux de la Côte d’Azur. Constat vrai en 1988, lorsque Michel Chassagne crée Waterfront Property, une Agence immobilière spécialisée dans le pied dans l’eau, demeure toujours d’actualité vingt ans plus tard. Entre temps, le professionnel et son bras droit, Sonia Kovac, visitent plus de la moitié des 1957 propriétés concernées entre Menton et Saint-Tropez. Une ténacité qui leur vaut aujourd’hui l’immense privilège d’en présenter plus d’une cinquantaine à la vente.

Entre Villefranche-sur-Mer et Roquebrune-Cap-Martin, Irlandais, Anglais et Américains, des clients à fort pouvoir d’achat, se positionnent sur les pieds dans l’eau.  » Michel Chassagne observe également la percée sur toute la Côte des « papy-boomers » héxagonaux en quête d’une retraite au soleil. Les populations se répartissent selon leur budget et leur désir…

Reste à évoquer un point et pas des moindres : la réglementation de cette petite parcelle entre la villa et la mer qui fait justement toute sa valeur.  » De manière générale, tout ce qui se trouve à trois mètres de hauteur de la méditerranée appartient à l’état « , explique Michel Chassagne.


 

Propriétés de France

– Carnets de visite –
Sous le Dramont :
C’est certain, toute la Côte d’Azur n’est pas logée à la même enseigne. Et force est de constater que Saint-Raphaël n’est pas à la pointe de la mode. Peu importe cette propriété est un pays a elle toute seule… Superficie terrain 18 576 m² sur 350 m de littoral